Construire la souveraineté numérique européenne: une conférence de 2 jours à Bercy

Comment permettre à l’Europe de toujours mieux maîtriser ses données? C’est le thème de la conférence de deux jours organisée à Bercy, ce lundi et mardi. Bruno LeMaire, Ministre de l’Economie et des Finances et Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes, se sont exprimés sur le sujet. 

Il n’y a plus de souveraineté politique sans souveraineté technologique! La phrase est lancée par Bruno LeMaire, qui s’exprime en ouverture d’une conférence de deux jours organisée à Bercy, dans le cadre de la présidence française de l’Union Européenne.  « Si pour vos réseaux de communication de 5G, vous dépendez d’une puissance étrangère qui peut récupérer toutes les données qui circulent sur cette 5G, vous n’êtes pas souverains » explique le ministre. « Si vous stockez vos données sur des hébergeurs qui peuvent les utiliser, et les valoriser à leur compte, vous n’êtes pas davantage souverains ». Bruno Le Maire et Clément Beaune ont donc chacun leur tour détaillé leur vision de la souveraineté numérique et les projets et lois qui la renforceront dans les mois qui viennent. 

L’innovation, une nécessité pour renforcer l’espace numérique européen

Comment être souverain, si nous accusons un retard technologique, s’est interrogé Bruno Le Maire ? La France et l’Europe se doivent d’être à la pointe de l’innovation pour pouvoir être maîtres du futur numérique. Le ministre s’est félicité des nouvelles licornes françaises révélées ces derniers mois et de leur entrée dans le classement French Tech Next 40. Il a aussi rappelé la nécessité de l’initiative Scale Up Europe, un incubateur permettant d’accélérer l’émergence de champions technologiques européens, notamment dans le domaine du numérique.

Digital Market Act et Digital Service Act: réguler la donnée au niveau européen

Les mois de décembre et janvier dernier ont vu l’adoption de deux textes européens permettant une meilleure régulation de la donnée. Le Digital Market Act vise à rééquilibrer le rapport de force entre le consommateur et les grandes plates-formes numériques telles que Meta (Facebook), Google ou encore Amazon. Le texte vise à donner une plus grande liberté au consommateur, lorsqu’il souhaite passer d’un écosystème à un autre.

Le Digital Service Act comporte un premier volet axé sur les services. Il permet un meilleur encadrement des plateformes et des réseaux sociaux afin de mieux lutter contre la haine en ligne et la désinformation. La deuxième partie de ce texte vise notamment à encadrer les GAFAM sur le sujet du droit à la concurrence pour permettre à des acteurs alternatifs d’émerger et empêcher les abus de position dominante des géants du web

La Cybersécurité, un enjeu de taille pour le gouvernement français

Dans son allocution, Clément Beaune, secrétaire d’Etat aux affaires Européennes a également mis l’accent sur la nécessité d’assurer notre cybersécurité. La recrudescence récentes des cyberattaques et des ransomwares nécessite selon lui le besoin de savoir faire face à toutes ces attaques. Un exercice de simulation de crise cyber sera d’ailleurs mis en place par le gouvernement français dans le courant du mois de mars. 

Le reste de la journée de lundi sera consacré à d’autres débats de fond sur la souveraineté, dont le « cloud » et le stockage de données, la cybersécurité, et la régulation des plateformes. La journée de demain, mardi, sera centrée sur l’accompagnement des start-up susceptibles de devenir des championnes européennes et mondiales. 

Liora (ex DataScientest) est un institut de formation technologique fondé en 2017, qui figure parmi les acteurs de référence du secteur. Liora propose des formations à distance, en bootcamp ou en temps partiel, dans les métiers de la data, du cloud, de l’intelligence artificielle, du développement informatique, de la cybersécurité et de la transformation digitale. La méthode pédagogie est basée sur 80% de pratique asynchrone via une plateforme propriétaire ready to code, et 20% d’accompagnement en direct avec mentors et coachs carrière. Les formations permettent de valider des certifications RNCP de niveau 6 ou 7, souvent accompagnées d’un certificat de reconnaissance délivré par de grandes institutions françaises (Mines Paris, La Sorbonne, ECE, INSEEC, etc.). Elles préparent également à des certifications officielles délivrées par des entreprises technologiques majeures comme Microsoft, AWS ou Google Cloud. À ce jour, Liora compte plus de 50 000 alumni, répartis à travers le monde.

Liora – Your future. Decoded.